Le 1er décembre dernier, les syndicats de la Ville de Périgueux ont été amenés à se prononcer en Comité Technique sur la mise en place du nouveau régime indemnitaire de référence, le RIFSEEP, défini par le décret n°2014-513 du 20 mai 2014.
FO s’est abstenue à cette occasion pour marquer sa désapprobation face à l’absence de discussion préalable.
FO n’a pas voté contre car il s’agit là en réalité d’une substitution obligatoire et purement technique de notre régime indemnitaire. Le précédent n’était pas non plus extraordinaire, le nouveau ne sera pas vraiment pire, c’est aussi simple que cela. Le décret garantit le maintien du niveau indemnitaire individuel de nos agents perçu avant le 1er janvier 2017, sous réserve naturellement d’évolution des missions ou de changement de poste. Par ailleurs, des négociations devraient s’engager prochainement avec la Direction afin d’arrêter des principes clairs d’attribution pour les parts variables reposant sur des notions subjectives.
Un autre syndicat a voté contre ce dispositif avec des arguments défiant l’entendement.
La vérité c’est que ce syndicat a voulu se refaire la cerise après sa position ambigüe sur la suppression d’un poste statutaire et avant sa campagne de renouvellement des cartes d’adhérent.
La vérité c’est que ce syndicat est en grande partie responsable de l’absence de dialogue social pour avoir décliné la date de la réunion de préparation au Comité Technique alors que le temps était compté.
La vérité c’est que ce syndicat a fait un simple copier-coller de l’argumentaire développé par la bande du Grand Périgueux et que ces derniers doivent à présent répondre de lourdes conséquences pour leurs camarades : incertitude juridique sur le statu quo arrêté pour 2017 ; perte de la revalorisation pour les bas salaires ; crispation inutile du climat social.
La vérité c’est que ce syndicat a une curieuse façon de défendre nos intérêts catégoriels à l’échelon national : vote du gel du point d’indice pendant 6 ans (entrainant une perte de 8% de notre pouvoir d’achat) ; vote du protocole PPCR dont nous allons tous découvrir progressivement les effets pervers sur le déroulement des carrières ; vote de la loi Travail dite El Khomri.
La vérité c’est que ce syndicat est sous l’influence de réseaux dont les a priori idéologiques s’accommodent mal des réalités de terrain. Que dès lors ses sympathisants sont pris en otage par des conflits d’intérêts qui les desservent.
La vérité c’est que ce syndicat à la papa agresse, menace, insulte sans retenue et que nous avons de forts soupçons sur la provenance de lettres anonymes ignominieuses. La ligne rouge a été trop souvent franchie.
La vérité c’est que nous n’avons définitivement
plus rien de commun avec ce syndicat.

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