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SYNDICAT FO MAIRIE DE PERIGUEUX

La bibliographie syndicale FO – 7/7 – Le jour où mon frère viendra

 


 

 ISBN : 978-2266158527

Date de parution : septembre 2005

Editeur : Pocket Jeunesse

Collection : Pocket Jeunesse

Auteur : Christian Jolibois

Âge : dès 6 ans

 

Descriptif : « Moi aussi, j’veux un p’tit frère ! », crie Carmélito, le petit poulet rose. Carméla, sa maman (la poulette de La petite poule qui voulait voir la mer) et Piticok, son papa, lui expliquent : « Pour avoir un poussin, une maman doit couver son œuf pendant trois longues semaines… et la fermière nous prend tous nos œufs ! » Carmélito est désespéré : il n’aura jamais de petit frère ! Mais Pédro le cormoran propose une chose incroyable : « Les amis, confiez-moi cet œuf ! Je vais le couver en cachette ! » Carmélito est enchanté : il va l’avoir son p’tit frère ! Enfin, le grand jour arrive. Bientôt, le poussin sortira de son œuf. Si c’est un garçon, on l’appellera Chantecler et si c’est une fille, ce sera Carmen. Mais Pick et Nick, deux hérissons gourmands, profitent d’un moment d’inattention de Pédro et de Carmélito pour voler l’œuf. « Mon p’tit frère ! Ils volent mon petit frère ! » Aussitôt, aidé de son ami Bélino, Carmélito se lance à la poursuite des deux voleurs. Mais comme on dit, les deux larrons sont tombés sur une coquille : « Piiou ! Piou ! » proteste l’œuf. Effrayés par cet œuf qui parle, Pick et Nick détalent. Carmélito arrivent juste à temps pour assister à la naissance de… sa petite sœur ! Le poulet rose est déçu : on ne peut pas jouer à tire l’asticot ou à saute-poulet avec une fille ! Mais Carmélito va découvrir avec surprise que la petite Carmen ne manque pas de caractère !


Avis syndical : La délivrance de Carmen est spectaculaire ! Elle fait voler en éclat sa coquille en exécutant un Tobi Mawashi Geri associé à un kiai du plus bel effet version poulette : piouuuuu !

Puis elle déroule, facilement, naturellement, les grands yeux ouverts : elle est gracieuse, elle est ingénieuse, elle est posée, elle est aimante, elle est impertinente. Bref elle surclasse dès la première seconde tout son petit monde, de ses congénères gallinacées à la fermière qu’elle traite de vilaine.

Un tel portrait relève évidemment d’un monde non ordinaire. Et dans ce domaine Carmen rappelle étrangement Athéna, l’une des divinités les plus éminentes du panthéon hellénique à laquelle on associe la sagesse, la stratégie militaire, l’artisanat, l’enseignement, et qui serait sortie toute équipée (casque, bouclier, lance) du crâne de son papa de Zeus en poussant elle aussi un puissant cri victorieux.

Le genre humain a toujours ressenti la nécessité de se raccrocher à des mythes fondateurs pour construire son quotidien. Une qualité, une valeur = une image, une personne, un animal, un objet même parfois, tous parfaits.

Or ces mythes ont valorisé plus que ce que l’on croit le principe féminin et ont inspiré des Amazones sur tous les continents, à tous âges : Zénobie, Artémise Ire, Grace O’Malley, Mathilde de Toscane, Mary Read, Jeanne d’Arc, Boadicée, Lozen, Chennamma, María Pita, Marina Raskova, Manuela Sáenz, Solitude, Kahena, Tarenorerer, Anne Dieu-le-Veut, Mavia, Laskarina, Bouloulina, etc., etc., etc., cette page ne suffirait pas à toutes les énumérer.

Retenons surtout que le caractère belliqueux de l’allégorie mythologique de départ s’est assagi avec le temps, notamment en France, pour prendre la forme de la Marianne que nous honorons dans toutes les mairies, le symbole de la République. Elle aussi incarne le triomphe mais plus encore la mère patrie nourricière protégeant ses enfants.

Avec de telles références de guerrières il serait inconcevable que le sexe dit faible ne prenne pas toute sa part dans les différents défis que traverse notre société. Elles ont naturellement toute leur place parmi les partenaires sociaux.

Certains syndicats ont réussi à corriger leurs travers misogynes et à convaincre les talents féminins de prendre des responsabilités. Elles y excellent bien souvent.

D’autres accumulent hélas un retard qu’il leur faudra à tout prix rattraper, et pas seulement parce que la fonction de « secrétaire » est une obligation statutaire pour créer un bureau syndical.

De là à jeter son dévolu sur une poulette ou déboutonné délicat, sûrement pas ! Marianne mérite mieux que ça…

 

Joyeux Noël


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