Au regard de la perte historique du pouvoir d’achat que subissent singulièrement les agents du secteur public, le gouvernement a décrété l’été dernier quatre mesures parmi lesquelles la création d’une prime exceptionnelle du pouvoir d’achat pour les agents percevant moins de 3 250 euros bruts/mois.
Cette prime, versée
obligatoirement aux salariés dans les deux autres versants de la fonction
publique, reste à ce jour optionnelle
dans la fonction publique territoriale. Il incombe en effet à chaque
collectivité et établissement public de décider librement par son organe
délibérant de sa mise en œuvre.
À Périgueux, cette décision a déjà été annoncée aux représentants du
personnel à l’occasion du CST du 20 juin 2023 : la Ville n’aurait pas
les ressources financières pour faire face à cette dépense imprévue !
Réponse simple,
argumentation alarmiste, effet de sidération garanti : chacun redoute la
dégradation de ses conditions de travail alors que l’avenir est incertain.
Pourtant les
difficultés ne sont pas une fatalité. Et nous valons autant que nos homologues
de l’Etat ou de l’hospitalière qui connaissent les mêmes obstacles structurels.
Il suffirait un instant de déplacer le
curseur en faveur des agents et un peu moins systématiquement au profit de
stratégies de séduction comme l’explosion des frais de représentation du
Cabinet le démontre !
D’autres
collectivités et personnalités ont fait un choix différent sans même attendre
le décret d’application pour la territoriale : la Ville de Paris, la
Métropole de Lyon, le Président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique
Territoriale par ailleurs vice-président de l’AMF et Maire de Sceaux, etc.
Madame la Maire ! Vos agents attendent un geste fort de votre
part car ils souffrent par leur difficulté à mener une vie digne ! Deux
saucisses et un ballon de rouge ne suffisent plus ! Montrez que vous avez
une véritable considération pour vos équipes !
Syndicalement vôtre.

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