|
Date de
parution : septembre 2006 Editeur : Pastel
– Ecole des Loisirs Collection : Les
Lutins Auteur : Mario
Ramos Âge : dès 3 ans |
Descriptif : Un beau matin, l’incorrigible loup se lève de très bonne humeur
et enfile son plus beau vêtement. « Hum ! Ravissant ! Je vais
faire un petit tour pour que tout le monde puisse m’admirer ! »
Chemin faisant, il croise le Petit Chaperon Rouge. « Dis-moi, petite
fraise des bois, qui est le plus beau ? » demande le loup. « Le
plus beau, c’est vous, Maître Loup ! » répond le Petit Chaperon
Rouge.
Avis syndical : Le démon de minuit règne en maître dans de nombreuses comptines sous couvert de bon sens populaire. Réécoutez attentivement Au clair de la lune (double sens de : lune, plume, ouvre-moi la porte, bat le briquet), Il court, il court le furet (contrepèterie). On apprend à nos enfants des chansons qui transpirent la volupté et le stupre. Zazie ne s’y est pas trompée, elle, dans sa chanson Toc, toc, toc.
Forcément le musical déteint sur le littéraire. En voici un cas d’école.
Ce pervers de loup enfile ce qu’il a de mieux : une cravate. Ce n’est pas anodin.
La cravate dit-on indique le chemin, tel une flèche, d’un organe masculin – le loup – généralement trop petit. En l’occurrence on est dans le quiqui de piscine. Il n’y a strictement rien à voir. Loup y es-tu ? Que fais-tu ? Cela n’empêche pas le loup d’être fier de sa personne.
Il a clairement un problème d’égo, c’est-à-dire ce surmoi qui subsiste quand le reste fait défaut, assez symptomatique de l’âge adolescent (moi je, moi je, moi je) mais pas que.
Car ce travers peut aisément gagner la sphère d’influence qu’est le syndicalisme. Du jour au lendemain on se met à compter, à rencontrer. Le temps se rétrécit en même temps qu’il se densifie. Comment rester soi dans ces conditions ? Simplement en se mettant au niveau de l’enjeu par le travail et l’engagement. À défaut, l’égo refait irrémédiablement surface avec son corolaire le manque de discernement pour précipiter le fanfaron à sa vraie place.
Tout se mérite, tout s’équilibre.
Le grand loup finit par rencontrer ce cornichon de petit dragon. Il lui fait comme aux autres le coup de menton. Le dragonnet ne se la joue pas, il est à son niveau lui, il joue. Il ne s’en laisse pas conter et lui crame sa race pour moitié ne lui épargnant que les jambes pour qu’il puisse décarrer vite fait. C’est la chute, brutale.
Comme quoi la taille ne fait rien à l’affaire. Il suffit d’avoir la flamme…

0 Commentaires